ECOPAL organise une coopération économique territoriale dans la filière palettes

Ce Pôle territorial de coopération économique (PTCE) est implanté à Saint-Paul, sur la plateforme d’AC2V Services où transitent 3 000 tonnes de palettes qui sont réparées ou bien recyclées dans le compostage et la fabrication de mobilier.

Un million de palettes arrivent chaque année à La Réunion, soit 20 000 tonnes, et la plupart ne sont pas réutilisées », observe Franck Da Silva, président du cabinet conseil Initiatives OI qui porte le projet Ecopal. Lauréat en 2015 d’un appel à projets national, il a bénéficié d’une subvention de 80 000 euros, sur trois ans, pour concrétiser le rapprochement d’une entreprise d’insertion, Les Palettes de Marguerite, et la société AC2V Services, prestataire de collecte et de valorisation de déchets industriels.

En contrepartie, nous devons générer un chiffre d’affaires équivalent, sur trois ans, révèle Franck Da Silva. Les Palettes de Marguerite produisent du mobilier en bois de palette, dont une partie est commercialisée dans les magasins du groupe Ravate, lui-même gros fournisseur de palettes. Nous travaillons à des prototypes de nouveaux produits à fabriquer de manière semi-industrielle.

Ecopal est implanté à Saint-Paul, sur la plateforme de stockage et d’exportation d’AC2V Services où transitent 3 000 tonnes de palettes par an dont la moitié peuvent être réparées et réutilisées. Les autres sont recyclées dans la fabrication de mobilier ou dans le compostage.

Depuis cinq ans, le bois des palettes n’est plus traité chimiquement, cela permet d’envisager une partie de valorisation énergétique.
Nous pouvons aussi fabriquer du mobilier urbain, des box de rangement ou des composteurs

remarque Franck Da Silva. L’organisme de formation EPI est le quatrième partenaire du PTCE qui prévoit maintenant de s’élargir à d’autres partenaires industriels ou associatifs pour fédérer une filière palettes.

source : supplément de l’Eco-Austral n°312